Interdiction de la burka au Maroc

Le ministère marocain de l’Intérieur vient d’interdire l’importation, la fabrication et la vente de la burqa sur tout le territoire du pays. Comment cette interdiction est-elle perçue par la famille politique marocaine et comment la population va-t-elle réagir? Les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa, ce voile intégral musulman à l’afghane rarement porté par les femmes au Maroc. Selon la presse locale, le ministère de l’Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation des burqas à compter de cette semaine. Les raisons d’une telle mesure ? La sécurité. Karim Ifrak, islamologue et chercheur au CNRS, y voit un message adressé d’en haut directement aux différents mouvements idéologiques affiliés plus particulièrement au salafisme. « La famille politique au Maroc est éclectique, donc les avis vont être divergents, mais dans leur grande majorité, ils vont accueillir (cette interdiction) avec un certain enthousiasme. Pour la société marocaine, je pense qu’elle va s’inscrire parfaitement dans les réactions des familles politiques parce que les familles politiques ne sont que représentatives de la société marocaine elle-même », a-t-il estimé dans un commentaire à Sputnik. Il a rappelé que la burqa, qui ne fait pas partie de façon claire du paysage ni religieux ni culturel de l’espace maghrébin, plus particulièrement marocain, n’est d’ailleurs portée que dans une petite partie du monde musulman. « Le message, il est clair par rapport à ceux qui voudraient faire implanter ou faire intervenir d’autres idéologies dans l’espace marocain », a pointé l’expert. Effectivement, le port de la burqa reste un phénomène extrêmement marginal au Maroc, où une majorité de femmes portent le hijab, un voile qui ne couvre que les cheveux. Vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan, la burqa, un long voile, couvre complètement la tête et le corps, une grille en tissu dissimulant les yeux. Au Maroc, le niqab, voile intégral qui ne laisse voir que les yeux, est porté par certaines femmes, en particulier dans les milieux salafistes. Cette tenue est davantage répandue dans les régions plus conservatrices du nord du pays et les petites villes. Aux yeux de l’expert, l’interdiction de la burqa pourrait appeler dans un avenir proche l’interdiction du niqab. Il juge possible sa disparition des ventes Maroc. « Cette première décision permettrait de prendre la température. Il est évident que la société marocaine dans son ensemble est plutôt farouche par rapport à la burqa. Maintenant, le niqab c’est une autre question, en sachant, bien évidemment, que dans sa majorité, la société marocaine n’est pas portée sur le niqab non plus », a-t-il expliqué. Il s’est pourtant montré réservé quant à la possibilité de l’abandon de la voilette marocaine, soulignant que là il s’agissait de préceptes profondément enracinés dans la culture et dans la religion musulmane marocaines. « Pour les faire bouger, il va falloir investir au moins davantage de temps, au moins un temps similaire si ce n’est plus », a conclu M. Ifrak.

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L’effet Facebook

Alors que Hong Kong votait pour renouveler son conseil législatif en septembre dernier, Facebook enregistrait des audiences bien supérieures aux médias traditionnels concernant les contenus politiques. Si certains sites d’information attiraient 30 000 lecteurs, les contenus sur Facebook étaient lus plusieurs centaines de milliers de fois au point que certaines chaînes d’info présentes sur le réseau social comme RTHK ou encore la BBC locale diffusaient leurs émissions directement sur Facebook, sans mettre de liens vers leurs propres sites Internet. Comment expliquer cette désertion des médias traditionnels ? Et quels effets cela a-t-il pu avoir sur le résultat des élections ? Raul Magni-Berton : Internet, et plus particulièrement Facebook, devient une chaîne politique privilégiée par les citoyens quand la méfiance vis-à-vis des médias traditionnels est très forte. Généralement, cela arrive quand les médias sont contrôlés par l’Etat, ou qu’il n’y a pas assez de concurrence entre eux, ou qu’ils sont dans les mains d’un petit nombre de grands groupes économiques. Dans les pays d’Afrique du nord, Facebook est très utilisé pour transmettre des contenus politiques et, de la même manière, lorsqu’en Italie Berlusconi avait la mainmise sur la quasi-totalité de la presse et la télévision, les recherches politiques sur Internet se sont multipliées. Aussi, en Espagne, à la suite de l’attentat de 2004, et face au faible nombre d’informations transmises par le gouvernement, le trafic sur Internet s’est multiplié par sept. Le mécanisme est toujours le même : tout est déclenché par une situation où il y a de bonnes raisons de penser que les médias classiques ne donnent pas l’information correcte. Pour cette raison, on observe dans plusieurs pays que la fréquentation régulière d’Internet est associée à une compétence politique plus grande, mais aussi à une attitude plus critique vis-à-vis des médias et, plus généralement, des pouvoirs en place. Les contenus partagés sur Facebook sont-ils différents de ceux des médias traditionnels ? Le fait que les algorithmes du réseau social accordent une prime de visibilité aux contenus viraux notamment peut-il biaiser la réalité d’une campagne et de ses candidats ?Lorsque la situation concernant la liberté de la presse est à peu près bonne, les contenus véhiculés par Internet reflètent ceux des médias traditionnels. Dans les études sur la campagne présidentielle de 2012, par exemple, il a été plusieurs fois remarqué que les contenus politiques les plus consultés sur Internet n’étaient pas indépendants des nouvelles diffusées par les grands médias. En revanche, c’est quand il y a un problème de liberté de la presse que les contenus diffèrent, parfois radicalement. Dans le cas où ils diffèrent, il y a effectivement une crainte diffuse que les contenus qui circulent sur Internet produisent de la mauvaise information ou, par exemple, des théories du complot. Mais pour le moment, aucune étude empirique ne confirme cette idée et, au contraire, les gens qui suivent l’information sur Internet s’avèrent plus compétents et informés que les autres. Je dirais donc que c’est plutôt en suivant uniquement les médias classiques que la réalité peut être biaisée.

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Cyberguerre

L’élection présidentielle de 2017, prochain terrain de jeu des hackers russes? Le scénario n’a rien de fantaisiste. Après les attaques informatiques qui ont perturbé l’élection présidentielle américaine, les autorités françaises redoutent de voir se multiplier intrusions et tentatives de piratages d’ici le mois de mai prochain. Objectif à peine dissimulé de ces pirates venus du froid: déstabiliser le processus démocratique pour fragiliser le futur pouvoir en place. Une nouvelle Guerre froide qui a déjà débuté. En octobre, Washington a ouvertement accusé Moscou d’avoir autorisé des cyberattaques dans le « but d’interférer dans le processus électoral américain ». Une accusation d’autant plus sensible que les Etats-Unis recourent à de nombreuses « machines à voter » et sont donc vulnérables aux intrusions numériques. Si la France n’est pas exposée à ce type de risque (la quasi-totalité du scrutin présidentiel est physique), elle prend très au sérieux la menace qui pèse sur les personnalités et des formations politiques. Comme l’a révélé Le Monde ce jeudi, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a réuni le 26 octobre dernier des représentants des principaux partis politiques pour un « séminaire de sensibilisation des acteurs de la vie politique aux risques liés aux attaques informatiques ». Au programme de l’invitation que Le HuffPost s’est procurée: présentation de « l’état de la cybermenace » et des récentes attaques pouvant « menacer le bon déroulement de la campagne politique en France ». La Russie n’est officiellement pas évoquée. Les représentants de plusieurs partis présents à cette réunion nous ont en revanche confirmé que les hacktivistes travaillant sous l’égide de Moscou étaient bien dans le collimateur de la SGDSN. Outre le rappel des bonnes pratiques visant à sécuriser les accès aux sites des partis politiques, l’Anssi (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information) a tenu à sensibiliser les appareils aux risques auxquels leurs candidats s’exposaient. « Tous les exemples cités venaient d’outre-Atlantique. Tous démontraient que le piratage était avant tout utilisé contre le candidat, les organisateurs insistant bien, schéma à l’appui, sur la concordance des attaques avec le calendrier électoral », nous explique Bastien Ho, responsable des outils numériques chez Europe-Ecologie-Les Verts. Les cibles sont multiples, les usages aussi: vol de données sensibles (données personnelles des élus, militants, donateurs), publications des données d’un candidat ou de son entourage à des fins de déstabilisation, perturbation de sites internet via des techniques de défacement (altération de la présentation, des contenus), mise en échec par déni de service distribué (DDoS). On imagine d’emblée les conséquences qu’auraient pu entraîner ce type d’attaques sur le site de la primaire de la droite. Le piratage de la chaîne TV5 Monde en avril 2015 par un mystérieux Cybercaliphate, en réalité des hackers russes, qui avait empêché la chaîne d’émettre tout en prenant le contrôle de ses sites internet, est désormais considéré comme un test grandeur nature. Voire un avertissement. « Une guerre froide numérique se développe avec des escarmouches, des harcèlements qui ont notamment pour objectif de tester ‘l’autre’. La campagne présidentielle puis législative devrait nous offrir quelques cas concrets », prévient le général Marc Watin Augouard, directeur du centre de recherche de l’EOGN et fondateur du Forum International de la Cybersécurité. Ce dernier évoque un autre danger, déjà bien identifié lors de l’élection présidentielle américaine: la diffusion massive de rumeurs et de fausses informations (fake news) via les réseaux sociaux, là encore afin de déstabiliser un candidat ou une équipe de campagne. « Nous sommes en train de découvrir l’importance de la couche sémantique du cyberespace, là où se déroule la ‘bataille du sens’, explique le général Marc Watin Augouard. Une attaque via un contenu peut avoir plus d’impact qu’une attaque virale sur un système de traitement automatisé de données, car elle s’opère devant de nombreux internautes qui, souvent, la diffusent sans avoir conscience de mal agir ». Pour parer au pire, les partis politiques sont invités à diffuser les bonnes pratiques auprès de leurs membres: sécurisation des ordinateurs, attention redoublée au risque de vols de terminaux, usage restreint de boîtes mails privées… Des précautions simples qui relèvent de la révolution pour des cadres politiques qui s’avouent peu concernés par ces risques. La structuration confédérale des appareils partisans n’arrange rien: « Il existe de telles strates administratives et un tel turnover des élus et des adhérents que cela rend très compliqué de sensibiliser l’ensemble de acteurs », prévient Bastien Ho. « C’est un phénomène complètement nouveau et les Etats-majors politiques sont totalement inconscients du danger », alerte le chercheur à l’Ifri Julien Nocetti, spécialiste de la Russie et de la guerre de l’information. « Jusqu’à présent, explique-t-il, les principales puissances utilisaient le cyberespace à des fins d’espionnage, pas de déstabilisation. Désormais, la politique très agressive de la Russie rend impossible de faire l’impasse sur les risques encourus ». Problème: le gouvernement, qui vient d’annoncer un plan d’action pour « renforcer la sécurité des systèmes d’information » dans les hôpitaux, s’interdit pour l’heure d’imposer une régulation stricte pour ne être pas accusé de s’immiscer dans le fonctionnement interne des partis politiques.

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Sommet stratégique de l’EASA

Le taux mondial d’accidents mortels pour les vols réguliers de passagers et de fret a continué à diminuer en 2012, attestant d’une amélioration constante de la sécurité aérienne. Selon le rapport annuel sur la sécurité de l’AESA pour 2012, le taux d’accidents mortels dans les États membres de l’AESA est comparable et légèrement inférieur à celui constaté en Amérique du Nord. La sécurité stratégique regroupe les activités de l’Agence concernant la gestion de la sécurité. Une collaboration interne sur les sujets de sécurité et la mise en commun des enseignements tirés sont ainsi assurées. En mettant à profit la communication «établissant un système de gestion de la sécurité aérienne pour l’Europe», l’Agence oeuvre en faveur de la gestion des risques pour la sécurité de l’aviation civile. L’une de ses priorités consiste à poursuivre le développement du système de retour d’informations qui rassemble les données, isole les renseignements et fournit des informations permettant d’agir. En 2013, des activités transversales supplémentaires ont été entreprises: évaluation des risques, analyse des données de vols opérationnels, Comité d’examen des performances (PRB), gestion de crise, gestion de la qualité, cendres volcaniques et activités techniques internationales portant sur l’avenir de la navigation aérienne. Les systèmes de compte rendu d’événements interne (IORS) garantissent la détection et le suivi des événements importants. L’IORS est pleinement opérationnel et stable. Le système gère environ 100 rapports par semaine. L’Agence est en mesure de traiter la quantité d’informations reçues et d’y donner suite. Un premier pas a été fait en ce qui concerne l’examen de l’incidence qu’aurait une mise à jour de l’IORS en vue de satisfaire à la nouvelle réglementation sur les comptes rendus d’évènements. Un programme pilote destiné à associer les évènements aux publications de sécurité qui sont générées est en cours. Source: vol l-39

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Fin du sommet FFS en Algérie

C’est aujourd’hui que le FFS clôturera son université d’été qui dure, depuis jeudi, au camping familial «Anissa Tours» de Souk El Tenine, dans la wilaya de Béjaïa. L’ouverture officielle de cette rencontre, organisée sous le slogan «les forces de l’avenir», a été faite par le premier secrétaire national, Ahmed Betatache. Tout en annonçant la tenue prochaine d’une conférence économique et sociale qu’animeront, outre les cadres du parti, des experts qui débattront des problèmes socio-économiques vécus par le pays, l’orateur avait fait un tour d’horizon sur la situation actuelle du pays, en mettant en avant le dysfonctionnement et le blocage des institutions étatiques qui ne sont, a-t-il dit, pas gérées normalement. Cette situation, selon Betatache, fait craindre le pire au pays, notamment en ce qui concerne la situation sécuritaire au niveau des frontières, ce qui menace l’unité et la souveraineté nationales. Il rappellera le consensus auquel appelle le FFS qui ne consiste pas en la pérennité du régime mais plutôt en la recherche d’une alternative démocratique. Il s’était ensuite livré au torpillage des corrompus, en disant que les récents scandales ne sont que la partie apparente de l’iceberg. Il a également incriminé l’Etat en disant que le FFS avait tiré la sonnette d’alarme bien avant la justice milanaise. Il enchaînera en reprochant à celui-ci de ne pas vouloir régler la crise multidimensionnelle que vivent les Algériens, alors qu’il dispose d’une importante manne financière. M. Betatache, lors de son intervention, était entouré du Docteur Hallat, M. Ali Laskri et Melle. Ichalamen, tous trois membres du présidium du parti, alors que les deux autres membres de l’instance présidentielle étaient, semble-t-il, retenus par des affaires personnelles. Consacrée aux jeunes, aux femmes et aux mouvements sociaux, l’édition de cette année a regroupé 300 militants, représentants 38 fédérations wilayales du pays. Elle s’est tenue, comme avait tenu à souligner le premier secrétaire, à la veille d’une rentrée sociale et politique très difficile et dans un contexte et une situation jamais vécus par le pays. Pendant trois journées, les présents ont débattu des questions d’actualité en relation avec les thèmes des trois ateliers de travail programmés lors de cette session, axés essentiellement sur la jeunesse, les femmes et les mouvements sociaux. Mohamed Hennad, politologue, Zoubir Arous, sociologue et Hocine Haroun, président de l’APW de Tizi-Ouzou ont animé une conférence traitant du rôle de la société civile dans la construction d’une alternative démocratique. «Au FFS, nous estimons que la société civile doit jouer un rôle moteur dans la construction d’une alternative démocratique. C’est la raison pour laquelle nous lui avons consacré un atelier», dira Youcef Aouchiche, chargé de communication du parti, qui répondait aux sollicitations de la presse. Il se dira très satisfait du nombre de présents, particulièrement des cadres et députés du parti et surtout de la réussite de l’édition de cette année, consacrée aux forces de l’avenir.

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Conférence sociale – pour quoi faire ?

La conférence. Après celle de juillet 2012, le gouvernement organise jeudi la deuxième conférence sociale qui doit permettre de réunir tous les protagonistes du dialogue social pendant deux jours dans une même enceinte, en l’occurrence le Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, à Paris. Objectif : établir la feuille de route sociale de l’an II du gouvernement, qui doit regrouper tous les chantiers sociaux à engager dans les mois à venir. Comment se déroulera la conférence ? La première étape est une réunion à huis-clos, jeudi matin, pendant trois heures, entre François Hollande et les dirigeants des huit organisations patronales et syndicales représentatives. Officiellement, ils discuteront ensemble de démocratie sociale. Officieusement, il s’agit surtout de prendre la température, c’est-à-dire d’évaluer les positions de chaque partenaire sur les différentes réformes à venir. François Hollande prononcera ensuite un discours inaugural qui donnera le coup d’envoi d’un jour et demi de tables rondes. Six s’enchaîneront jeudi après-midi et dans la journée de vendredi. Elles seront chacune dirigées par un ministre pour explorer des thèmes comme l’emploi et la formation professionnelle, les conditions de travail, les filières et les emplois de demain, l’avenir des retraites et de la protection sociale, la modernisation de l’action publique et la relance de l’Europe sociale. Vendredi soir, ce sera la remise des copies. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault présentera dans son discours de clôture une ébauche de la feuille de route pour les douze mois à venir. Pourquoi cette conférence sera différente de la première ? La première conférence sociale de juillet 2012 s’était ouverte dans un climat de bonne entente et d’enthousiasme de la part des partenaires sociaux, alors que les Socialistes récemment arrivés au pouvoir promettaient de rompre avec la méthode Sarkozy en renouant avec le dialogue social. Cette année, le contraste promet d’être fort : la France est officiellement en récession, le taux de chômage a atteint des records et les récentes annonces, comme le gel des salaires des fonctionnaires en 2014, ont suscité l’opposition de syndicats. Ces derniers sont, de plus, davantage divisés cette année : la CFDT et la CGT sont ainsi en froid depuis l’accord sur l’emploi du 11 janvier, signé par la première et combattu par la seconde. Le climat sera plus « tendu », a jugé Laurent Berger, numéro un de la CFDT, « le ton sera plus dur que l’an passé », selon le leader de FO, Jean-Claude Mailly. Il sera « peut-être plus animé » avec « plus de débat », a reconnu plus prudemment la ministre de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique Marylise Lebranchu, alors qu’un conseiller proche du pouvoir a clairement dit que cette deuxième conférence serait « moins sexy » que la première. Invité sur Europe 1 mercredi soir, Thierry Lepaon, leader de la CGT, a d’ailleurs prévenu que certaines mesures « dans le cadre du tournant que le gouvernement est en train d’opérer », vont « contraindre » le syndicat « à être assez rapidement dans l’affrontement et dans l’opposition ». L’Elysée pose les limites. « Il s’agit d’une concertation, pas d’une négociation », cadre d’emblée un proche de François Hollande. Si le président compte sur cette conférence pour déminer le climat tendu, pas question de se laisser dicter la conduite par les syndicats, qui ont d’ailleurs vu leur tête changer ou sur le point de l’être pour les principaux (CGT, CFDT et Medef). L’Elysée a d’ailleurs déjà tracé la ligne rouge à ne pas dépasser : les régimes spéciaux et l’âge légal.

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Des pixels dans le réel

D’ici un à deux ans, je vous le dis : il pourrait y avoir un changement de taille dans votre quotidien, avec le débarquement dans nos salons de la réalité augmentée. Oui, je parle bien de la réalité augmentée, et non de la réalité virtuelle. Pendant un incentive à Lisbonne la semaine dernière, j’ai en effet eu l’occasion de tester un casque de RA, et j’ai été carrément scotché de bout en bout par l’expérience : le mixe réalité + virtuel est carrément magique. Et moi qui croyais plutôt jusque-là en la réalité virtuelle (j’estimais que la réalité augmentée était un peu gadget), je dois faire mon mea culpa : ces deux technologies ont sans aucun doute une place à se faire. Depuis, j’avoue que je rêve de ce que donnera cette technologie quand elle fera sa place dans nos foyers. Un enfant pourra par exemple créer son parc d’attractions miniature dans le salon sans que la pièce soit plus encombrée. Nous pourrons avoir des écrans monumentaux qui iront du sol au plafond, et qu’on fera disparaître d’un simple clic. Mais ce qui me fait croire que ces casques deviendront incontournables, c’est que les technologies gagnantes ont souvent un effet de synthèse. Pour prendre un simple exemple : si le téléphone mobile s’est tellement enraciné dans nos vies, c’est parce qu’il sert en même temps de téléphone, d’ordinateur portable et de montre. Et les casques de réalité augmentée promettent de fait la même chose : ils vont eux aussi réunir différents objets qui nous environnent. Alors certes, nous aurons tous l’air autistes à nous agiter dans le vide sans même savoir ce que fait l’autre juste à côté. Mais comme on dit, on n’évolue pas sans casser d’oeufs. Au final, j’ai été conquis par séjour à Lisbonne. L’idée d’essayer ces casques avant tout le monde était vraiment une excellente idée. Au passage, je vous mets en lien l’agence qui a combiné cet incentive : ils ont fait preuve d’une belle créativité sur ce coup-là. Si l’aventure vous tente, je vous recommande notre prestataire, l’Agence Incentive – suivez le lien pour leur contact.

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Voyage aux USA: Twitter aussi…

L’administration américaine a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures pour sécuriser l’accès aux États-Unis. Elle pourrait ainsi forcer certains touristes européens à demander des visas, et a reconnu qu’elle regardait les réseaux sociaux de certains voyageurs. Le Congrès américain va durcir dans les prochains jours le programme d’exemption de visas dont bénéficient 38 pays riches, dont 30 en Europe, afin d’obliger certains voyageurs liés à la Syrie ou d’autres pays à obtenir un visa avant leur voyage. La réforme des exemptions de visas est l’une des réponses des parlementaires aux attentats de Paris, dont certains des auteurs français et belges auraient potentiellement pu prendre l’avion pour New York sans être repérés. Les élus estiment qu’une procédure de visa, avec un entretien avec un agent consulaire et la prise d’empreintes digitales et d’une photo, permettra de bloquer toute infiltration. Concrètement, les ressortissants des 38 pays membres remplissant l’une des deux conditions suivantes ne pourront plus prendre l’avion vers les États-Unis sans avoir obtenu préalablement un visa auprès d’un consulat américain :
– ceux qui ont la double nationalité entre l’un de ces 38 pays et l’Irak, la Syrie, l’Iran, le Soudan ou d’autres pays désignés à risque par l’administration américaine (par exemple, un Franco-Syrien) ;
– ceux qui se sont rendus dans ces quatre pays depuis mars 2011, avec pour seule exception les militaires et les diplomates (par exemple, un homme d’affaires ou un humanitaire français qui serait allé en Irak).

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Macchu Picchu

La semaine dernière, j’ai eu la chance de faire un voyage extraordinaire grâce à notre comité d’entreprise : un voyage de groupe au Pérou, au cours duquel j’ai visité la légendaire et sublime cité de Machu Picchu. Il était impossible pour moi de ne pas vous la présenter ici. Bien que redécouverte il y a plus d’un siècle, cette cité n’en garde pas moins ses mystères. On pense qu’elle fut fondée à l’apogée de l’Empire inca, entre 1400 et 1450, mais qu’elle aurait été habitée moins d’un siècle. Le nombre d’os qui y ont été découverts, en majorité des os de jeunes femmes, laisse penser que Machu Picchu était le théâtre de sacrifices humains. De plus, la présence de nombreux temples et sites cérémoniels semble prouver que le lieu occupait une position importante dans la religion inca. On peut encore ressentir aujourd’hui l’atmosphère religieuse qui imprègne les lieux, quand on marche parmi les ruines. Surnommée la « cité perdue des Incas », Machu Picchu serait aussi selon certains le légendaire Eldorado que les conquistadors espagnols recherchèrent en vain. À ce jour, on ne sait pas grand-chose du site, de sa fonction originelle, de la façon dont les Incas le bâtirent ni de la raison pour laquelle ils l’abandonnèrent. Il n’était accessible qu’au terme de plusieurs jours de marche sur un sentier ardu et sinueux (qu’on appelle aujourd’hui le sentier de l’Inca). Pour la petite histoire, Machu Picchu a été redécouvert en 1911 par l’explorateur américain Hiram Bingham (qui, malheureusement, a rapporté de nombreux objets aux États-Unis). En 1911, le site était caché par une dense forêt tropicale, et Bingham le découvrit en fait presque par hasard, après avoir entendu les Péruviens évoquer le « dernier lieu de repos des incas ». Cette description ne semble toutefois pas convenir à Machu Picchu, puisque les Incas l’ont abandonné avant l’ère coloniale. Le site est désormais inscrit au patrimoine de l’humanité, et seul un nombre restreint de visiteurs est autorisé chaque année par le gouvernement péruvien à suivre le sentier de l’Inca. Et je me sens privilégié d’avoir pu être du nombre. Un grand merci aux organisateurs de ce voyage de groupe, qui se sont occupés de tout et nous ont permis de découvrir Machu Picchu au lever du soleil. Un spectacle qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Et pour la peine, je mets un lien vers l’agence qui s’est occupée de ce voyage de groupe de comité d’entreprise. Suivez le lien pour le contact de l’agence.

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Conférence sur la nouvelle stratégie spatiale

À travers ses objectifs, la politique spatiale de chaque pays exprime, dans des proportions variées, la combinaison de trois notions intrinsèquement liées : la souveraineté, la valeur symbolique et le développement technologique. L’utilisation croissante des moyens spatiaux fait surgir de nouvelles problématiques, sources de préoccupation quant à un développement durable des activités spatiales. Les inquiétudes liées à l’encombrement des orbites basses et moyennes deviennent de plus en plus prégnantes, en raison de la multiplication des débris et de la présence de satellites arrivés en fin de vie et qui ne sont plus contrôlés. L’existence de ressorts communs – avec une déclinaison propre à chaque situation nationale – apparaît dans les documents de politique spatiale publiés ces dernières années par certains États. La justification du développement de compétences spatiales combine des registres variés qui vont du rêve à la manifestation de souveraineté, en passant par la dimension technologique ou industrielle, la satisfaction des besoins et le développement des services. Ainsi, l’évolution historique depuis un demi-siècle, avec l’atténuation puis la disparition de l’antagonisme entre blocs issus de la Guerre froide, la mondialisation et un accès plus facile aux capacités spatiales de base, ont permis l’apparition, en nombre limité, de nouveaux venus, tout en confirmant l’hégémonie en la matière des États-Unis, puissance spatiale aux moyens toujours inégalés. Elles trouvent une oreille attentive dans le monde de l’industrie, directement concerné par les nouvelles menaces qui pèsent ainsi sur des satellites éminemment vulnérables à toute collision et par les conséquences financières éventuelles, s’il faut garantir un niveau accru de sécurité. La saturation de l’orbite géostationnaire, qui implique une raréfaction des positions orbitales disponibles et une coordination de plus en plus difficile des fréquences, n’est pas non plus sans conséquence sur le marché des satellites de télécommunication à l’exportation.

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