Fin du sommet FFS en Algérie

C’est aujourd’hui que le FFS clôturera son université d’été qui dure, depuis jeudi, au camping familial «Anissa Tours» de Souk El Tenine, dans la wilaya de Béjaïa. L’ouverture officielle de cette rencontre, organisée sous le slogan «les forces de l’avenir», a été faite par le premier secrétaire national, Ahmed Betatache. Tout en annonçant la tenue prochaine d’une conférence économique et sociale qu’animeront, outre les cadres du parti, des experts qui débattront des problèmes socio-économiques vécus par le pays, l’orateur avait fait un tour d’horizon sur la situation actuelle du pays, en mettant en avant le dysfonctionnement et le blocage des institutions étatiques qui ne sont, a-t-il dit, pas gérées normalement. Cette situation, selon Betatache, fait craindre le pire au pays, notamment en ce qui concerne la situation sécuritaire au niveau des frontières, ce qui menace l’unité et la souveraineté nationales. Il rappellera le consensus auquel appelle le FFS qui ne consiste pas en la pérennité du régime mais plutôt en la recherche d’une alternative démocratique. Il s’était ensuite livré au torpillage des corrompus, en disant que les récents scandales ne sont que la partie apparente de l’iceberg. Il a également incriminé l’Etat en disant que le FFS avait tiré la sonnette d’alarme bien avant la justice milanaise. Il enchaînera en reprochant à celui-ci de ne pas vouloir régler la crise multidimensionnelle que vivent les Algériens, alors qu’il dispose d’une importante manne financière. M. Betatache, lors de son intervention, était entouré du Docteur Hallat, M. Ali Laskri et Melle. Ichalamen, tous trois membres du présidium du parti, alors que les deux autres membres de l’instance présidentielle étaient, semble-t-il, retenus par des affaires personnelles. Consacrée aux jeunes, aux femmes et aux mouvements sociaux, l’édition de cette année a regroupé 300 militants, représentants 38 fédérations wilayales du pays. Elle s’est tenue, comme avait tenu à souligner le premier secrétaire, à la veille d’une rentrée sociale et politique très difficile et dans un contexte et une situation jamais vécus par le pays. Pendant trois journées, les présents ont débattu des questions d’actualité en relation avec les thèmes des trois ateliers de travail programmés lors de cette session, axés essentiellement sur la jeunesse, les femmes et les mouvements sociaux. Mohamed Hennad, politologue, Zoubir Arous, sociologue et Hocine Haroun, président de l’APW de Tizi-Ouzou ont animé une conférence traitant du rôle de la société civile dans la construction d’une alternative démocratique. «Au FFS, nous estimons que la société civile doit jouer un rôle moteur dans la construction d’une alternative démocratique. C’est la raison pour laquelle nous lui avons consacré un atelier», dira Youcef Aouchiche, chargé de communication du parti, qui répondait aux sollicitations de la presse. Il se dira très satisfait du nombre de présents, particulièrement des cadres et députés du parti et surtout de la réussite de l’édition de cette année, consacrée aux forces de l’avenir.

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Conférence sociale – pour quoi faire ?

La conférence. Après celle de juillet 2012, le gouvernement organise jeudi la deuxième conférence sociale qui doit permettre de réunir tous les protagonistes du dialogue social pendant deux jours dans une même enceinte, en l’occurrence le Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, à Paris. Objectif : établir la feuille de route sociale de l’an II du gouvernement, qui doit regrouper tous les chantiers sociaux à engager dans les mois à venir. Comment se déroulera la conférence ? La première étape est une réunion à huis-clos, jeudi matin, pendant trois heures, entre François Hollande et les dirigeants des huit organisations patronales et syndicales représentatives. Officiellement, ils discuteront ensemble de démocratie sociale. Officieusement, il s’agit surtout de prendre la température, c’est-à-dire d’évaluer les positions de chaque partenaire sur les différentes réformes à venir. François Hollande prononcera ensuite un discours inaugural qui donnera le coup d’envoi d’un jour et demi de tables rondes. Six s’enchaîneront jeudi après-midi et dans la journée de vendredi. Elles seront chacune dirigées par un ministre pour explorer des thèmes comme l’emploi et la formation professionnelle, les conditions de travail, les filières et les emplois de demain, l’avenir des retraites et de la protection sociale, la modernisation de l’action publique et la relance de l’Europe sociale. Vendredi soir, ce sera la remise des copies. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault présentera dans son discours de clôture une ébauche de la feuille de route pour les douze mois à venir. Pourquoi cette conférence sera différente de la première ? La première conférence sociale de juillet 2012 s’était ouverte dans un climat de bonne entente et d’enthousiasme de la part des partenaires sociaux, alors que les Socialistes récemment arrivés au pouvoir promettaient de rompre avec la méthode Sarkozy en renouant avec le dialogue social. Cette année, le contraste promet d’être fort : la France est officiellement en récession, le taux de chômage a atteint des records et les récentes annonces, comme le gel des salaires des fonctionnaires en 2014, ont suscité l’opposition de syndicats. Ces derniers sont, de plus, davantage divisés cette année : la CFDT et la CGT sont ainsi en froid depuis l’accord sur l’emploi du 11 janvier, signé par la première et combattu par la seconde. Le climat sera plus « tendu », a jugé Laurent Berger, numéro un de la CFDT, « le ton sera plus dur que l’an passé », selon le leader de FO, Jean-Claude Mailly. Il sera « peut-être plus animé » avec « plus de débat », a reconnu plus prudemment la ministre de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique Marylise Lebranchu, alors qu’un conseiller proche du pouvoir a clairement dit que cette deuxième conférence serait « moins sexy » que la première. Invité sur Europe 1 mercredi soir, Thierry Lepaon, leader de la CGT, a d’ailleurs prévenu que certaines mesures « dans le cadre du tournant que le gouvernement est en train d’opérer », vont « contraindre » le syndicat « à être assez rapidement dans l’affrontement et dans l’opposition ». L’Elysée pose les limites. « Il s’agit d’une concertation, pas d’une négociation », cadre d’emblée un proche de François Hollande. Si le président compte sur cette conférence pour déminer le climat tendu, pas question de se laisser dicter la conduite par les syndicats, qui ont d’ailleurs vu leur tête changer ou sur le point de l’être pour les principaux (CGT, CFDT et Medef). L’Elysée a d’ailleurs déjà tracé la ligne rouge à ne pas dépasser : les régimes spéciaux et l’âge légal.

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Des pixels dans le réel

D’ici un à deux ans, je vous le dis : il pourrait y avoir un changement de taille dans votre quotidien, avec le débarquement dans nos salons de la réalité augmentée. Oui, je parle bien de la réalité augmentée, et non de la réalité virtuelle. Pendant un incentive à Lisbonne la semaine dernière, j’ai en effet eu l’occasion de tester un casque de RA, et j’ai été carrément scotché de bout en bout par l’expérience : le mixe réalité + virtuel est carrément magique. Et moi qui croyais plutôt jusque-là en la réalité virtuelle (j’estimais que la réalité augmentée était un peu gadget), je dois faire mon mea culpa : ces deux technologies ont sans aucun doute une place à se faire. Depuis, j’avoue que je rêve de ce que donnera cette technologie quand elle fera sa place dans nos foyers. Un enfant pourra par exemple créer son parc d’attractions miniature dans le salon sans que la pièce soit plus encombrée. Nous pourrons avoir des écrans monumentaux qui iront du sol au plafond, et qu’on fera disparaître d’un simple clic. Mais ce qui me fait croire que ces casques deviendront incontournables, c’est que les technologies gagnantes ont souvent un effet de synthèse. Pour prendre un simple exemple : si le téléphone mobile s’est tellement enraciné dans nos vies, c’est parce qu’il sert en même temps de téléphone, d’ordinateur portable et de montre. Et les casques de réalité augmentée promettent de fait la même chose : ils vont eux aussi réunir différents objets qui nous environnent. Alors certes, nous aurons tous l’air autistes à nous agiter dans le vide sans même savoir ce que fait l’autre juste à côté. Mais comme on dit, on n’évolue pas sans casser d’oeufs. Au final, j’ai été conquis par séjour à Lisbonne. L’idée d’essayer ces casques avant tout le monde était vraiment une excellente idée. Au passage, je vous mets en lien l’agence qui a combiné cet incentive : ils ont fait preuve d’une belle créativité sur ce coup-là. Si l’aventure vous tente, je vous recommande notre prestataire, l’Agence Incentive – suivez le lien pour leur contact.

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Voyage aux USA: Twitter aussi…

L’administration américaine a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures pour sécuriser l’accès aux États-Unis. Elle pourrait ainsi forcer certains touristes européens à demander des visas, et a reconnu qu’elle regardait les réseaux sociaux de certains voyageurs. Le Congrès américain va durcir dans les prochains jours le programme d’exemption de visas dont bénéficient 38 pays riches, dont 30 en Europe, afin d’obliger certains voyageurs liés à la Syrie ou d’autres pays à obtenir un visa avant leur voyage. La réforme des exemptions de visas est l’une des réponses des parlementaires aux attentats de Paris, dont certains des auteurs français et belges auraient potentiellement pu prendre l’avion pour New York sans être repérés. Les élus estiment qu’une procédure de visa, avec un entretien avec un agent consulaire et la prise d’empreintes digitales et d’une photo, permettra de bloquer toute infiltration. Concrètement, les ressortissants des 38 pays membres remplissant l’une des deux conditions suivantes ne pourront plus prendre l’avion vers les États-Unis sans avoir obtenu préalablement un visa auprès d’un consulat américain :
– ceux qui ont la double nationalité entre l’un de ces 38 pays et l’Irak, la Syrie, l’Iran, le Soudan ou d’autres pays désignés à risque par l’administration américaine (par exemple, un Franco-Syrien) ;
– ceux qui se sont rendus dans ces quatre pays depuis mars 2011, avec pour seule exception les militaires et les diplomates (par exemple, un homme d’affaires ou un humanitaire français qui serait allé en Irak).

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Macchu Picchu

La semaine dernière, j’ai eu la chance de faire un voyage extraordinaire grâce à notre comité d’entreprise : un voyage de groupe au Pérou, au cours duquel j’ai visité la légendaire et sublime cité de Machu Picchu. Il était impossible pour moi de ne pas vous la présenter ici. Bien que redécouverte il y a plus d’un siècle, cette cité n’en garde pas moins ses mystères. On pense qu’elle fut fondée à l’apogée de l’Empire inca, entre 1400 et 1450, mais qu’elle aurait été habitée moins d’un siècle. Le nombre d’os qui y ont été découverts, en majorité des os de jeunes femmes, laisse penser que Machu Picchu était le théâtre de sacrifices humains. De plus, la présence de nombreux temples et sites cérémoniels semble prouver que le lieu occupait une position importante dans la religion inca. On peut encore ressentir aujourd’hui l’atmosphère religieuse qui imprègne les lieux, quand on marche parmi les ruines. Surnommée la « cité perdue des Incas », Machu Picchu serait aussi selon certains le légendaire Eldorado que les conquistadors espagnols recherchèrent en vain. À ce jour, on ne sait pas grand-chose du site, de sa fonction originelle, de la façon dont les Incas le bâtirent ni de la raison pour laquelle ils l’abandonnèrent. Il n’était accessible qu’au terme de plusieurs jours de marche sur un sentier ardu et sinueux (qu’on appelle aujourd’hui le sentier de l’Inca). Pour la petite histoire, Machu Picchu a été redécouvert en 1911 par l’explorateur américain Hiram Bingham (qui, malheureusement, a rapporté de nombreux objets aux États-Unis). En 1911, le site était caché par une dense forêt tropicale, et Bingham le découvrit en fait presque par hasard, après avoir entendu les Péruviens évoquer le « dernier lieu de repos des incas ». Cette description ne semble toutefois pas convenir à Machu Picchu, puisque les Incas l’ont abandonné avant l’ère coloniale. Le site est désormais inscrit au patrimoine de l’humanité, et seul un nombre restreint de visiteurs est autorisé chaque année par le gouvernement péruvien à suivre le sentier de l’Inca. Et je me sens privilégié d’avoir pu être du nombre. Un grand merci aux organisateurs de ce voyage de groupe, qui se sont occupés de tout et nous ont permis de découvrir Machu Picchu au lever du soleil. Un spectacle qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Et pour la peine, je mets un lien vers l’agence qui s’est occupée de ce voyage de groupe de comité d’entreprise. Suivez le lien pour le contact de l’agence.

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Conférence sur la nouvelle stratégie spatiale

À travers ses objectifs, la politique spatiale de chaque pays exprime, dans des proportions variées, la combinaison de trois notions intrinsèquement liées : la souveraineté, la valeur symbolique et le développement technologique. L’utilisation croissante des moyens spatiaux fait surgir de nouvelles problématiques, sources de préoccupation quant à un développement durable des activités spatiales. Les inquiétudes liées à l’encombrement des orbites basses et moyennes deviennent de plus en plus prégnantes, en raison de la multiplication des débris et de la présence de satellites arrivés en fin de vie et qui ne sont plus contrôlés. L’existence de ressorts communs – avec une déclinaison propre à chaque situation nationale – apparaît dans les documents de politique spatiale publiés ces dernières années par certains États. La justification du développement de compétences spatiales combine des registres variés qui vont du rêve à la manifestation de souveraineté, en passant par la dimension technologique ou industrielle, la satisfaction des besoins et le développement des services. Ainsi, l’évolution historique depuis un demi-siècle, avec l’atténuation puis la disparition de l’antagonisme entre blocs issus de la Guerre froide, la mondialisation et un accès plus facile aux capacités spatiales de base, ont permis l’apparition, en nombre limité, de nouveaux venus, tout en confirmant l’hégémonie en la matière des États-Unis, puissance spatiale aux moyens toujours inégalés. Elles trouvent une oreille attentive dans le monde de l’industrie, directement concerné par les nouvelles menaces qui pèsent ainsi sur des satellites éminemment vulnérables à toute collision et par les conséquences financières éventuelles, s’il faut garantir un niveau accru de sécurité. La saturation de l’orbite géostationnaire, qui implique une raréfaction des positions orbitales disponibles et une coordination de plus en plus difficile des fréquences, n’est pas non plus sans conséquence sur le marché des satellites de télécommunication à l’exportation.

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Conférence de Béziers sur la culture

La troisième conférence sur l’impact de la culture qui se tient à Béziers met en avant une réflexion générale sur l’individu. Maintenant déjà l’individu qui a compris ces nouvelles idées fondamentales de la culture se trouve devant un carrefour. S’il suit l’une des routes qu’il aperçoit, son époque le considérera comme le bienvenu, elle lui prodiguera des couronnes et des récompenses, de puissants partis le soutiendront, il aura derrière lui, aussi bien que devant lui, des hommes qui seront animés du même sentiment, et quand le premier parlera, son mot d’ordre trouvera des échos jusqu’au dernier rang. Le premier devoir sera ici de lutter «dans le rang», le second de traiter en ennemis tous ceux qui sortiront du rang. L’autre route lui réservera la société de singuliers compagnons; elle est plus difficile, plus tortueuse et plus aride; ceux qui suivent la première se moquent de lui, parce qu’il ne progresse que péniblement et qu’il court souvent des dangers; ils essayent même de l’attirer de leur côté. Quand par hasard les deux routes se croisent, il se voit maltraité, jeté à l’écart ou isolé par le vide que l’on fait autour de lui. Or, que signifie l’institution de la culture pour ces voyageurs si différents qui suivent deux routes? La foule énorme de ceux qui, sur la première route, se pressent vers le but ne voit dans cette institution que des règles et des lois au moyen desquelles l’ordre s’introduit dans ses rangs, en vue d’une poussée en avant des règles et des lois qui excluent de cette foule tous les récalcitrants et tous les solitaires, tous ceux qui visent à des buts encore plus élevés et plus lointains. Pour l’autre foule, plus petite, qui suit la seconde route, l’institution aurait un tout autre but à remplir; appuyée au rempart d’une organisation solide elle veut éviter, pour son compte, d’être balayée et dispersée par d’autres flots, éviter que les individus qui la composent se flétrissent dans un précoce épuisement ou qu’ils soient même détournés de la grande tâche qu’ils se sont imposée. Ces individus doivent achever leur œuvre. Voilà le sens de leur réunion, et tous ceux qui prennent part a l’institution doivent s’efforcer de préparer, par une épuration continuelle et une sollicitude mutuelle, en eux et autour d’eux, la naissance du génie et l’aboutissement de son œuvre. Le nombre est assez considérable de ceux qui, bien que doués médiocrement, sont appelés à cette collaboration. C’est seulement en se soumettant à une pareille détermination qu’ils éprouvent le sentiment d’accomplir un devoir et de vivre avec un but une vie pleine d’importance. Mais ce sont précisément ces talents que la voix séductrice de la «culture» à la mode détourne de leur chemin et rend étrangers à leur instinct, et cette tentation s’adresse à leurs penchants égoïstes, à leur faiblesse et à leur vanité; l’esprit du temps leur murmure à l’oreille avec un zèle insinuant: «Suivez-moi et n’allez pas là-bas! Car là-bas vous n’êtes que des serviteurs, des aides, des instruments, éclipsés par des natures supérieures, sans jamais pouvoir vous réjouir de votre originalité; on vous tire par des fils, on vous met dans des chaînes, on vous traite en esclaves et en automates. Avec moi vous jouissez en maîtres de votre libre personnalité; vos dons peuvent s’épanouir sans entrave; vous-mêmes, vous devez être placés au premier rang, vous serez courtisés par une suite énorme et les acclamations de l’opinion publique vous réjouiront certainement plus que cette approbation froide et condescendante qui vous serait accordée du haut des sommets impassibles du génie.»

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Le Ventoux s’offre une montgolfière

A l’occasion d’un récent voyage dans le Vaucluse, j’ai pratiqué une activité hors norme et extraordinaire : un vol en montgolfière. Et non seulement ça, mais je l’ai fait en outre au-dessus d’un paysage auquel je suis très attaché : le mont Ventoux. J’ai ainsi pu découvrir sous tous les angles ce site fascinant, dont je connais l’existence depuis l’enfance, et qui a toujours résonné en moi comme une terre d’aventure extrême. En effet, mon père était fan de cyclisme et suivait attentivement le Tour de France. Dans la maison, rien ne bougeait quand le Tour commençait. C’en était presque une religion. Nous avons décollé de Sault pour ce vol un peu particulier. Le paysage a tout de suite fait son effet. Au cœur des champs de lavande, posé sur un éperon rocheux, Sault se distingue par son écrin de forêts où poussent des mélèzes et des chênes rouvres. Au pied du village, la plaine ressemble à un jardin. Cette station verte à vocation de tourisme rural a gardé son charme rustique. L’endroit est d’ailleurs le lieu de rendez-vous des randonneurs et amateurs de sports de plein air, qui viennent pour explorer le mont Ventoux, les gorges de la Nesque, la vallée du Toulourenc et le plateau d’Albion. Puis nous sommes montés jusqu’au mont Ventoux, surnommé le « géant de Provence ». C’était presque un pélerinage, en ce qui me concerne. Impossible de le contempler sans penser qu’il a inscrit quelques-unes des plus belles pages du Tour de France sur ses pentes. A la maison, cette étape était un peu l’apothéose de cette messe cycliste. Au sommet, comme sur la lune, pas de végétation, pas le moindre arbrisseau ; ce n’est que rocaille et caillasse à perte de vue : un paysage lunaire, froid et nu, étrange à contempler. Du haut de cette sentinelle plantée à 1912 mètres au milieu de nulle part, aux côtés de la chapelle Sainte-Croix, l’observatoire et la station de météorologie tirent parti de ce formidable poste d’analyse. Mais qu’on soit à pied ou à bord d’une nacelle, pas besoin de télescope pour profiter du paysage : les Alpes, les Cévennes, le Massif central, la montagne Sainte-Victoire et la Grande Bleue se dévoilent sans problème aux yeux ! Mais si vous y effectuez un vol en montgolfière, je vous recommande chaudement… de vous habiller. Ventoux ne tient en effet pas son nom de venteux. Les historiens se prononceraient pour une autre étymologie: un nom d’origine celte, Ven-Top, qui désigne une cime neigeuse. En tout cas, il y fait, comment dire… frisquet ! A découvrir et à faire, suivez le lien vers le site qui propose ce baptême en montgolfière.

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Conférence E-commerce et mobile

Depuis cinq ans, le site de commerce en ligne Vente-privee.com a aussi son application sur smartphone, un relais de croissance indispensable pour Xavier Court, associé cofondateur de l’entreprise qui mise tout, désormais, sur les nouveaux consommateurs mobiles. Interview. Grâce au mobile et à l’usage compulsif qu’en font des millions de mobinautes, faire les vitrines est devenu un jeu d’enfant, même depuis chez soi. Le site Vente-privee.com, spécialisé dans les bonnes affaires à durée limitée, illustre la révolution que connaît le secteur du e-commerce grâce au smartphone. L’entreprise a pris le virage du mobile avec le même enthousiasme que ses utilisateurs-membres. Xavier Court, son co-fondateur, nous détaille les ressorts de ce dynamisme. Quelle est la part des commandes réalisées grâce à l’application mobile? 73% de nos visites viennent du mobile et cela représente plus de 50% du chiffre d’affaires. Depuis que nous avons lancé l’application mobile en 2010, nous enregistrons 1% de croissance tous les mois, en chiffre d’affaires comme en visites. C’est assez incroyable! L’application a été téléchargée plus de 6 millions de fois, ce qui en fait l’une des plus grosses applis en France. 2 millions de personnes viennent tous les jours sur Vente-privee via le mobile. C’est une vraie lame de fond. A quoi ressemble le consommateur sur mobile? Comment se comporte-t-il? Nos membres, aujourd’hui, sont multi-supports et multi-connexions en fonction du moment de la journée et de l’endroit où ils se trouvent. Les usages smartphone, tablette et desktop sont très complémentaires: nous avons des clients qui sont complètement sur le mobile depuis 7 heures du matin jusqu’à 9 heures. Dans la journée, l’usage PC remonte en flèche, car les gens sont devant leur ordinateur et passent commande au bureau. Et le soir, on passe à un usage tablette. C’est une forme de mobilité, mais depuis chez soi : dans la baignoire, sur le canapé, dans la cuisine… Avant, il fallait réserver l’ordinateur familial! Du point de vue des usages, on note que, sur mobile, il y a beaucoup de visites. Notre site est conçu pour se faire plaisir, et pour que les gens prennent aussi plaisir à revenir. Les gens achètent un tout petit peu moins, ou se reportent sur d’autres types d’achats, comme les accessoires. Sur mobile on est plus facilement dérangé ou distrait. Sur l’ordinateur, au contraire, l’acte d’achat est plus naturel. Notre appli a été développée pour garantir une expérience d’achat efficace. Par ailleurs, le concept des ventes à la durée et aux stocks limités, qui est dans notre ADN, s’adapte parfaitement au canal mobile. Avec un smartphone, on peut acheter à toute heure et en tout lieu. Quel est le profil de l’usager de Vente-privée sur mobile? Comme toujours avec les nouvelles technologies, le public, au début, est plutôt masculin, CSP+ et citadin. Mais cette tendance évolue et l’usager ressemble désormais au propriétaire de smartphone, dont le profil est de plus en plus varié. Quelles évolutions du marché mobile sont à prévoir pour le secteur de la vente à distance? Tous nos développements et innovations se font en direction des mobiles, comme chez beaucoup d’acteurs. Nous portons ensuite ces nouveautés mobiles sur le PC – c’est-à-dire exactement l’inverse de ce que l’on faisait il y a trois ans! L’avenir, pour nous, c’est l’appli mobile et, plus largement, le commerce connecté. La vraie révolution, c’est le smartphone. A mes yeux, c’est une baguette magique de la consommation. Il permet au consommateur de tout faire. Ce n’est pas être un gourou du marketing que de dire ça. C’est une évolution naturelle du marché. Notre modèle repose sur la rareté et la peur de rater la bonne affaire. Il pousse à la mobilité. Le mobile a-t-il été une contrainte pour conserver vos positions ou une opportunité pour développer votre business? Au départ, nous ne nous sommes pas dit que nous allions réaliser plus de chiffre d’affaires, nous souhaitions simplement fournir la solution d’achat la plus pertinente à nos membres, n’importe où et n’importe quand. J’ai eu le déclic du mobile en 2009, lors d’un salon où la patronne du digital chez Staples nous a dit : « Rentrez chez vous ce soir, regardez ce que font vos enfants ». Et j’ai vu mes enfants de 6 et 10 ans sur les mobiles et les précurseurs des tablettes. Nous avons de l’avance, mais elle est courte. Un an ou deux à peine. Le marché du m-commerce est en plein essor. Aujourd’hui, c’est simple: un e-commerçant qui n’a pas d’appli mobile ne peut pas durer.

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Congrès de Paris sur l’économie circulaire

Notre économie semble aujourd’hui engluée dans un système où, de la production en passant par les contrats, les réglementations voire les mentalités, on favorise naturellement un modèle de production et de consommation linéaire. Néanmoins, ces blocages commencent à céder sous la pression de plusieurs tendances fortement perturbatrices. Premièrement, l’appauvrissement des ressources et les réglementations environnementales contraignantes devraient perdurer. Ces deux facteurs devraient logiquement profiter aux modèle circulaire, valorisant les déchets, au détriment du modèle « extraire-fabriquer-jeter ». Deuxièmement, les technologies de l’information sont aujourd’hui si avancées qu’elles peuvent permettre de tracer les matériaux d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement, d’identifier les produits et la composition des matériaux ainsi que l’évolution de l’état du produit au cours de son utilisation. Troisièmement, nous sommes actuellement en train d’assister à un changement radical des comportements de consommation. Une nouvelle génération de consommateurs semble d’ores et déjà disposée à privilégier l’accès à la possession. Saisir ces nouvelles opportunités demandera aux grandes entreprises, comme aux autorités locales, de développer tout un nouvel ensemble d’outils circulaires et d’adapter l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Ces nouvelles capacités seront soutenues par une série de développements fondamentaux, notamment au niveau des marchés des matières premières, des technologies, de l’informatique, et des modes de consommation. Un ensemble de nouvelles technologies (ex. la digestion anaérobie) permettant de tirer un meilleur parti de la valorisation des déchets biologiques et des flux de déchets mélangés (CO2, chaleur, eaux usées, nutriments) issus de l’industrie agroalimentaire ; De nouveaux développements informatiques en support d’une gestion plus précise et d’une traçabilité des flux de matières biologiques dans le système (ex. des puces RFID renseignant sur le taux de gaspillage par produit) ; Emergence de plateformes commerciales en ligne afin de redéfinir la manière dont la chaîne de valeur opère dans la distribution, la collecte des déchets, et les modes de consommation sans augmenter l’impact sur les matériaux ; De nouveaux modèles économiques privilégiant un plus grand contrôle des ressources rares et qui les évaluent afin qu’elles soient réutilisées en tant matières premières secondaires pour l’industrie ou l’agroalimentaire en gardant le maximum de leur valeur ; Un nouveau modèle de consommation collaborative, où les consommateurs privilégient la location sur la possession – et consommation collaborative qui favorise davantage d’interaction entre consommateurs, détaillants et fabricants (ex. les modèles de contrats de performance, de location ou de réemploi) ; De nouvelles technologies pour les emballages et des systèmes optimisant la durée de vie des denrées alimentaires ; Une urbanisation qui centralise le flux des biens de consommation et de déchets.

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